Le ban IRL

Récemment, confinement oblige, je me suis découvert un nouveau plaisir : les lives Twitch (contenus diffusés en direct sur ladite plateforme en ligne). Ça a été un bon (et étrange, il faut bien l’avouer) moyen de palier à la distanciation d’avec mes proches, puisque ce format de stream en direct et d’interaction via le chat donne une impression certaine de proximité avec le·a streameur·se. On pourrait disserter sur les mécanismes psychologiques qui se cachent derrière cette impression, mais là n’est pas mon sujet (navrée si vous êtes déçu·e, mais je crois tout de même pouvoir intéresser avec la suite!).

En effet, s’il y a un mécanisme que j’ai découvert avec les lives Twitch, c’est le ban. Lors des lives d’Antoine Daniel, l’ancien Seigneur de Youtube ayant depuis migré sur la plateforme de stream, un avertissement revient souvent : « Pas de backseat ou de vu ! sinon c’est le ban » – cela signifie que les viewers aidant trop le streamer via le chat gâchent l’expérience de jeu de ce dernier et sont donc banni·e·s de la chaîne. C’est un mode de fonctionnement a priori sévère, mais qui a le mérite de poser un cadre clair et de permettre à toustes de profiter du moment. Rares sont donc les contrevenant·e·s à la règle, car le jeu n’en vaut pas la chandelle (même si le ban n’est pas nécessairement définitif – un peu comme quand Peter Pan bannit à vie Clochette après qu’elle a tenté de faire tuer Wendy, mais adoucit la peine à une semaine quand Wendy lui reproche sa dureté).

Cette règle du ban en cas de débordement, je l’ai vite assimilée dans ma pratique de spectatrice de stream, car elle parait juste et reste discrète, simplement rappelée en début de partie.

Les transitions ça n’est pas mon fort, alors parlons féminisme, voulez-vous bien ? (On va retomber sur nos pattes dans un moment, vous verrez, ça sera super).

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La Chronique ludique : La Quête Du Bonheur

« Bonjour, je me nomme Kenji, j’ai 17 ans, bientôt la majorité. Le seul parent proche que j’ai en plus de mes parents est cousin Jim. Il adore collectionner les objets de valeurs comme les voitures. Peut-être qu’un jour j’hériterai de sa collection ?

Je me sais né avec un talent. Celui de ne pas me stresser lorsque je dois refaire deux fois la même action de suite. Je maîtrise grave. 

Je fais des petits boulots temporaires pour gagner mon argent de poche. Je viens de jouer au loto pour la 1ère fois de ma vie, on verra bien. J’ai pu commencer à prendre des cours de danse… mais alors là, j’ai vraiment deux pieds gauches ! Mais bon, je vais persévérer. Je suis aussi un joueur compulsif, surtout au casino… au lieu de me contenter de jouer juste une fois, bah, je préfère directement miser deux fois ! J’aime interagir et jouer avec mes ami·e·s. Un de mes rêves du moment est de me constituer une collection de Whiskys… »  

Voilà un exemple d’un résumé du tour de jeu « adolescence » dans La Quête Du Bonheur. Oui, dans LQDB nous allons réaliser notre « vie de rêve » grâce à une mécanique légère, avec des cartes et de multiples choix afin de gagner un maximum de BLT (Bonheur à long terme). Car dans ce jeu, nous allons vivre et mourir sur 8 tours potentiels. Premier tour « adolescence », 4 tours « adulte » et 3 tours « troisième âge ». Comme dans la vraie vie, nous pouvons mourir au 3e âge mais aussi prématurément lorsqu’on accumule trop de stress et d’anxiété (BCT- Bonheur à court terme). 

On peut jouer de 1 à 4 joueurs. Nous ne sommes pas vraiment adversaires, je dirais plus des « compagne·on·s de jeu » ou même « de vie ».

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Tous les suicidés sont le Christ, toutes les baignoires sont le Graal

Kaamelott, la série culte qui a influencé la vision francophone des mythes arthuriens, et qui nous a promis, plus de dix ans après la diffusion du dernier épisode, un film censé sortir cette année… C’est l’occasion rêvée de revenir dessus, histoire de patienter encore un peu.

Kaamelott, c’est l’histoire du roi Arthur, entre ses chevaliers, sa femme, ses maîtresses, son passé, son peuple, et la quête du Graal. Evoquez Kaamelott et vous obtiendrez immanquablement un « Arthour ! Pas changer assiette pour fromage ! », un « Elle est où la poulette ? », ou encore un plus sobre « C’est pas faux. » Le talent pour la réplique qui fait mouche, Alexandre Astier l’a sans aucun doute, et cet humour à la fois simple et subtil (ainsi qu’une mise en scène très efficace) y est pour beaucoup dans le succès phénoménal qu’a connu et que connaît encore la série.

Ce qui est assez drôle quand on y pense, c’est le rôle finalement très mineur joué par la question religieuse dans une oeuvre somme toute basée sur la quête du Graal, fameux récipient dans lequel aurait été récupéré le sang du Christ.

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Pour moi, le travail en équipe, c’est comme dans les jeux en ligne …

Qu’on se le dise : je suis un grand fan des jeux en ligne massivement multijoueur (dits « MMO»[1]). Que d’heures ai-je passées – et que je passe encore plus en ces temps de confinement – à explorer les vastes étendues d’Azeroth[2], les confins de la galaxie de Star Wars[3] ou plus récemment les riches terres de Tamriel[4] !  Or, comme l’essence de ces jeux réside dans le fait de jouer en collaboration quasi constante avec plein d’autres joueurs, cela exige de l’organisation, une répartition des rôles, des responsabilités différentes, etc., bref : du travail d’équipe !

Alors, j’ai envie de penser une gestion d’équipe – quelque-soit le contexte – sur la manière dont ces fameux MMO organisent les rôles entre les différents joueurs ! Après tout : tout travail en équipe est similaire à l’exploration d’un donjon ou d’un raid[5] ! Or, dans ces jeux en lignes, il existe une sacro-sainte Trinité de répartition des rôles – à l’exception de quelques licences hétérodoxes – autour de trois termes techniques : Tank, Heal, DPS. Pas de panique, si vous ne connaissez pas ces termes, je vais les expliciter et les définir! Du coup, comme j’ai (presque) autant d’expériences en gestion d’équipe qu’en jeux en ligne, je vous propose de réfléchir à ce que serait les qualités humaines que ces trois rôles clés dans le MMO devraient avoir selon moi … que vous soyez habitués au gaming ou non, j’espère que ma réflexion vous titillera !

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La Chronique ludique : NMBR9 !

Comment décrire un jeu « abstrait » ? Voilà une question qu’on me pose souvent lors d’événements ludiques ou dans les discussions entre joueur·se·s.

On peut dire que c’est un jeu dans lequel il n’y a pas de correspondance avec la réalité. Que seules notre perception et notre imagination entrent en compte.

Comme pour les casse-têtes chinois, c’est à nous d’imaginer et de percevoir dans l’espace les solutions aux problèmes exposés.

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La Chronique ludique : Punto !

Une petite boîte métallique à peine plus grande que la paume de votre main. Nécessitant peu de place, PUNTO peut être joué n’importe où, en tout temps, de 2 à 4 joueur·se·s. Selon le nombre de joueur·se·s, la distribution des cartes est modifiée. Les règles sont très simples et rapides à expliquer, reprenant le principe du Puissance 4 (de 5 à 2 joueurs), ce jeu est accessible à tout âge et s’adresse aux joueur·se·s confirmé·e ·s ou novices.

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La chronique ludique : Skyjo !

La première fois que j’ai joué à SKYJO fut au magasin l’Atelier Du Jeu à Pully lors d’une soirée mensuelle. Nous n’étions que 4 au départ : nous testons donc le jeu. Ensuite s’en viennent 1, 2 personnes…elles se joignent à nous. Finalement, nous avons passé toute la soirée à jouer à Skyjo alors que nous étions censés jouer à plus de jeux ou des jeux plus conséquents : comme à notre habitude !

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C’est parfois tellement le bordel dans ma tête qu’on dirait une coloc d’étudiants. Voyez plutôt…

Prélude : Féministe étant le personnage le plus revendicatif de mon esprit, iel a exigé que ce petit conte philosophico-introspectif soit rédigé en langage inclusif, d’où l’usage de pronoms (iel, elleux, cellui, celleux, lea, …) qui dépassent l’opposition masculin-féminin. Chrétien s’excuse du désagrément ; Geek quant à ellui ne sait qu’en penser. Bonne promenade dans un coin de mon cerveau !

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